Recherches paléontologiques.

Les recherches en Paléontologie sont effectuées par les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les étudiants de 3e cycle du Laboratoire. Des collaborations sont nouées avec des centres universitaires français et étrangers, voire des amateurs passionnés de Paléontologie.

La Paléontologie des Invertébrés constitue l'axe de recherche essentiel du Laboratoire et certains groupes d'organismes fossiles, comme les foraminifères, les ostracodes, les ammonites et les rudistes font l'objet d'études systématiques détaillées.

D'autres thèmes de recherche sont abordés, certains résultant des seuls travaux de Paléontologie, tels la Biostratigraphie, l'étude des modalités de l'Evolution ou encore la Paléobiogéographie. D'autres (Biosédimentologie) sont issus de collaborations avec des sédimentologues et des géochimistes, et conduisent à des reconstitutions des milieux de vie du passé : les paléoenvironnements. Les périodes géologiques privilégiées dans ces recherches sont le Jurassique, le Crétacé, le Miocène et le Quaternaire.

La Provence tient une place de choix dans l'expression de la recherche sur le terrain, mais bien d'autres régions ont été ou sont étudiées : sur le pourtour méditerranéen (Maghreb, Italie, Espagne, Grèce, etc.), en Arabie Saoudite et en Oman, en Australie, dans l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, en Amérique du Sud.

Soucieux des applications pratiques de leurs travaux, les paléontologues du laboratoire collaborent à des recherches d'exploration pétrolière, de cartographie géologique et d'exploration des fonds océaniques.

Le C.N.R.S. et l'Université de Provence, la Mission de la Culture de l'Information et des Musées du ministère de la Recherche soutiennent financièrement les recherches paléontologiques du Laboratoire.

Organismes actuels et fossiles étudiés dans le laboratoire


Les Echinodermes

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Echinaster sepositus et Arbacia lixula, Marseille, photo Jacques Collina-Girard.

Dendraster excentricus, Pléistocène, Stinson Beach, Marin Co, Californie.

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Plaque latérale du bras de l'ophiure Sinosura brodei, Toarcien moyen, Vrines, Deux-Sèvres.

Les échinodermes modernes incluent les oursins (Echinoidea), les étoiles de mer (Asteroidea et Ophiuroidea), les concombres de mer (Holothuroidea) et les crinoïdes (Crinoidea), et sont une composante importante des communautés benthiques actuelles. Ils occupent une très large gamme d'environnements, depuis le littoral jusqu'aux abysses où ils constituent souvent la majorité de la biomasse. Ils exploitent une très grande variété de niches écologiques (endobenthique, épibenthique vagile ou fixé) et de modes de nutrition (suspensivore, carnivore, détritivore, limivore).

Abondants dans les séries sédimentaires, les restes fossiles d'échinodermes sont traditionnellement utilisés pour caractériser les environnements de dépôt profondeur, température). Au sein des développements récents de la paléontologie, les échinodermes trouvent une place de choix pour l'étude de la dynamique de la biodiversité et des réponses de la biosphère aux crises environnementales passées.

Les séries géologiques de Provence sont riches en restes d'échinodermes. Les formations néritiques du Jurassique inférieur contiennent une faune à fort intérêt scientifique, incluant les plus anciennes formes d'oursins irréguliers. Les dépôts du Miocène renferment une faune extrêmement diversifiée, certains niveaux contenant des spécimens d'oursins et d'étoiles de mer dans un extraordinaire état de préservation.

(Texte par : Loïc VILLIER)

Quelques références régionales :

  • Clavel B., 1998. Les échinides du stratotype historique de l'Aptien de Cassis-La Bédoule (SE France). Géologie Méditerranéenne, 25, 3/4, p. 185-186.
  • Humbert S., 1965. État de nos connaissances sur la répartition stratigraphique des échinides du Crétacé inférieur du Sud-Est de la France. Annales de la Faculté des Sciences de Marseille, 37, p. 57-70.
  • Humbert S., 1968. Échinides irréguliers de l'Aptien du chaînon de la Fare-Lançon (B.-du-R.). Annales de la Faculté des Sciences de Marseille, 40, p. 120-127.
  • Lambert J. & Savin L.H., 1906. Note sur un échinide nouveau du Barrémien inférieur de Gourdon (Alpes-Maritimes). Annales de la Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes, 20, p. 67-68.
  • Lambert J., 1920. Note sur quelques échinides du Crétacé inférieur de la Provence. Notes provençales, 11, p. 1-24.
  • Lambert J., 1924. Considérations sur quelques échinides du Domérien. Bulletin de la Société Géologique de France, 24, p. 604-614.
  • Masse J.-P. & Humbert S., 1976. Les échinides du Crétacé inférieur provençal. Biostratigraphie et paléoécologie. Géologie Méditerranéenne, 3, 1, p. 45-56.
  • Negretti B., 1984. Echinides néogènes du littoral de la Nerthe (Basse Provence, France) : stratigraphie, paléontologie, conclusions paléoécologiques. Travaux du Laboratoire de Stratigraphie et de Paléoécologie, Université de Provence, 2, 139 p.
 

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