Foraminifères benthiques de Nouvelle-Calédonie


Les foraminifères de la Baie de Vincent, en Nouvelle-Calédonie, ont été étudiés à partir d’échantillons recueillis par la Mission SINGER-POLIGNAC (1960-1965) et qui m’ont été confiés par J. COUDRAY. Certains échantillons avaient fait l’objet d’une étude préliminaire, en 1965, par M. TOULOUSE qui avaient noté la très grande diversité spécifique. Un examen plus exhaustif de cette microfaune avait été entrepris par moi-même en 1977, mais les résultats étaient restés inédits. En 1998, en accord avec l’I.R.D. de Nouméa et avec le soutien du Centre de Sédimentologie de l’Université de Provence - Saint-Charles un travail de révision a été entrepris et un inventaire complet réalisé avec constitution de deux collection-types déposées, l’une dans la Salle des Collections de Paléontologie du Centre Saint-Charles de l’Université de Provence (Directeur J Philip) et l’autre, à l’université de Nouméa.

Toutes les espèces observées sont décrites et illustrées, les images étant réalisées au Microscope Electronique à Balayage du Service Commun de Microscopie Electronique à Balayage et de Microanalyse de L’Université de Nantes (A. Barreau) et du Service Commun de Microscopie Electronique à Balayage et de Microanalyse de l’Université de Provence –Saint-Charles (R. Notonier et A. Tonetto). En vue de compléter les illustrations quelques vues proviennent de spécimens récoltés autour de l’île N’Ge dans la baie de Nouméa (J.P. Margerel) et de l’île de la Surprise au Nord de la Grande Île (V. Chazotte).

J.P. Margerel   


La baie de Saint-Vincent (Nouvelle-Calédonie)

La baie de Saint-Vincent (Nouvelle-Calédonie)

Cadre géographique et sédimentologique

La baie de Saint-Vincent est située sur la côte sud -ouest de la Nouvelle-Calédonie ; elle est séparée de l’océan par une barrière récifale et la communication se fait par deux passes, la passe Saint-Vincent au Nord-Ouest et la passe de Uitoë au Sud-Est qui constituent le débouché de deux vallées sous-marines. Un chapelet d’îles : le Prédour, Ducos, Hugon, Mathieu, délimite un lagon interne constitué par la baie de Pritzbuer, la baie du Nord, la baie Centrale et la baie du Sud, le lagon externe comprenant une zone centrale, en arrière du récif, encadrée par les zones des passes.

Les sites de prélèvement des échantillons se situent dans la baie du Nord et dans la zone de la passe de Saint-Vincent, dans la zone centrale du lagon externe au Sud de l’île Hugon, dans la zone de la passe de Uitoë prolongeant la vallée sous-marine issue de la Baie Centrale et suivant une radiale de part et d’autre de l’île Mboa.

La baie du Nord est une zone calme dont la profondeur est, en général, inférieure à 20 m. La sédimentation argileuse prédomine et la salinité est diminuée par l’apport d’eaux douces. La malacofaune y est abondante. Au niveau des îles Ducos et Prédour la profondeur augmente, dépassant 20 m. dans l’axe de la vallée sous-marine, alors que latéralement un chenal longe les récifs frangeants des îles du Prédour et Puen. La sédimentation est en général biodétritique avec une granulométrie variable, fine dans la vallée sous-marine, plus gossière près des récifs frangeants et dans la passe.

Dans la zone centrale du lagon externe, à l’arrière de la barrière récifale, la sédimentation est biodétritique (fonds blancs), hétérométrique. Dans le chenal bordant, au Sud, l’île Hugon les sables sont plus fins et prennent une teinte gris-brun.

Dans la vallée sous-marine de Uitoë, la sédimentation est assez semblable à celle de la vallée sous-marine débouchant dans la passe de Saint-Vincent. En revanche, entre l’île M’Boa et la côte, elle est plus grossière et dans la passe même, très grossière.


La collection


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